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Le volant rend-il fou ?, Psychologie de l'automobiliste
EAN13
9782841878079
ISBN
978-2-84187-807-9
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
Archipsy
Nombre de pages
312
Dimensions
10 x 10 x 2 cm
Poids
388 g
Langue
français
Code dewey
629.283
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Le volant rend-il fou ?

Psychologie de l'automobiliste

De

Archipel

Archipsy

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Collection « Archipsy »
dirigée par Roseline Davido
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Et, pour le Canada, à
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Montréal, Québec H3N 1W3.

eISBN 978-2-8098-1292-3

Copyright © L'Archipel, 2006.

À la mémoire de Marie-Louise et Antoine, Joseph et Lucie,
Diana, princesse des cœurs,
et de toutes les victimes de la route.

Avertissement

Le volant rend-il fou ? Cet ouvrage sur la psychologie de l'automobiliste est le fruit d'une longue enquête scientifique sur le comportement de 80 conducteurs, des femmes et des hommes âgés de 18 à 80 ans appartenant à toutes les classes sociales. L'ensemble des entretiens constitue un recueil de plus de 1 100 pages qui a été traité avec des logiciels spécialisés (Alceste et Tropes) permettant d'établir des profils de conducteurs.

Pour la noble cause de la sécurité routière, je suis allé rencontrer trente détenus en prison pendant deux mois. Beaucoup pensaient que c'était une bonne initiative de la pénitentiaire... Ils étaient rassurés que l'on s'intéresse tout spécialement à eux qui n'avaient commis, en quelque sorte, que des infractions sur la route ! Je suis allé également en milieu hospitalier dans un centre spécialisé qui traite les très grands blessés de la route. Je dois avouer, après avoir sondé les reins et les cœurs, en prison et à l'hôpital, que ces hommes et ces femmes confrontés à la douleur et au malheur social ont chamboulé mes certitudes : les handicapés de la route mériteraient d'être plus écoutés et plus aidés ; chacun devrait manifester plus d'indulgence envers les jeunes conducteurs et la justice gagnerait à changer de stratégie en matière de sanctions : la prison pour ceux qui tuent ou blessent gravement sur la route, avec une rééducation appropriée ; et pour toutes les autres infractions – alcool, drogue, conduite sans permis, vitesse, etc. –, un placement en milieu ouvert réservé aux délinquants routiers ou de mesures éducatives.

À ce prix, on rééduquera mieux les délinquants du bitume. À ce prix, le réseau de circulation qui permet à chaque usager de remplir ses rôles sociaux sera pacifié et plus sûr. À ce prix, on gagnera la bataille de la route !

Préface

Si Jean-Marc Antoine Bailet s'était adressé à moi en tant qu'ancien pilote pour préfacer cet ouvrage, il aurait commis une erreur. Nul n'est en effet plus incompétent qu'un pilote pour « penser automobiliste », c'est-à-dire penser « usage social de l'automobile ». Habité par la passion, doté d'un savoir-faire inaccessible au commun des mortels, le pilote est l'incarnation, le modèle de la société automobile, mais il agit aussi comme un contre-exemple.

Cette incroyable ambiguïté qui perdure depuis l'origine de l'automobile n'est évidemment pas étrangère à la situation d'aujourd'hui.

Mais c'est bien sûr au président fondateur de l'association Les Citoyens de la Route que Jean-Marc Antoine Bailet s'est adressé pour « ouvrir » ce livre inespéré. C'est un grand honneur. Car, si je suis habitué à voir le public me reconnaître en tant que pilote (ce qui me fait toujours plaisir mais me paraît bien incongru tant cette époque me semble lointaine), je suis heureux de constater que mon engagement pour une vision plus sereine du rapport à l'automobile est entendu par un homme comme Jean-Marc Antoine Bailet.

Depuis des mois, des années – et plus encore ces derniers temps –, le rapport à l'automobile n'est abordé qu'avec des schémas archaïques niant le rôle structurant de la voiture dans notre société.

Au gré des journaux télévisés ou dans les pages des magazines, l'automobile n'est évoquée qu'en noir ou blanc. D'un côté le rêve technologique et l'objet social plus sanctifié que jamais et, à l'opposé, une arme pernicieuse entre les mains de criminels souvent plus décriés qu'un voleur ou un assassin volontaire.

En matière d'automobile, plus que nulle part ailleurs, il y a les bons et les méchants... Ceux qui obéissent mais qu'on surveille étroitement et ceux qui désobéissent et qu'il faut punir avec sévérité.

Ainsi, face à un homme qui a déclenché une bagarre dans un café parce qu'il venait d'apprendre qu'il était trompé par sa femme, les juges seront sans doute indulgents. Je doute qu'il en soit de même si l'homme a simplement été arrêté pour excès de vitesse.

L'infraction automobile devient le crime absolu sans que personne ne s'interroge vraiment sur l'apprentissage de la conduite, la transmission d'une culture et encore moins la psychologie de l'automobiliste.

Jean-Marc Antoine Bailet propose une approche constructive et éducative des comportements routiers. Il montre que la conduite est un exercice complexe, mêlant gestes-réflexes, mécanismes cognitifs et manifestation de valeurs humaines. Il démonte les idées reçues et livre une analyse approfondie qui offre des solutions concrètes.

À l'heure où, avec l'association Les Citoyens de la Route, je demande que l'enseignement de la conduite soit une matière scolaire ou que les jeunes de moins de 25 ans bénéficient de tarifs préférentiels sur les autoroutes (comme c'est le cas pour le train, l'avion, le cinéma ou le théâtre), comment ne pas apporter tout mon soutien au travail de Jean-Marc Antoine Bailet ? En remarquant d'ailleurs que c'est un gendarme qui, pour la première fois, tente d'aborder le rapport à l'automobile autrement que comme une partie de gendarmes et de voleurs.

Bernard Darniche

www.lescitoyensdelaroute.org

Avant-propos

Enfin un ouvrage accessible, concret et bien documenté sur la psychologie du conducteur d'automobile et la sécurité routière !

Il est issu d'une thèse qui a donné lieu à un long travail de terrain et qui est le fruit d'une grande expérience théorique et méthodologique. Ce livre sera riche d'enseignements pour les conducteurs : ils y apprendront comment fonctionne leur système mental lorsqu'ils sont au volant. L'auteur décrit avec une grande clarté les mécanismes cognitifs et socio-mentaux qui accompagnent et guident la conduite. Il nous fait bien comprendre leur complexité et nous montre également les possibilités et les circonstances de dysfonctionnements. Face à la complexité des systèmes mis en jeu, on saisit mieux la nécessité d'être en bonne forme et sobre lorsqu'on prend le volant.

Le formateur et le moniteur de conduite y trouveront également des informations précieuses pour guider l'apprenti vers une conduite rationnelle, prudente et surtout dépassionnée. Car, comme le montre Jean-Marc Antoine Bailet, il existe différents types de conducteurs, avec des conceptions variées de la conduite et des visions diverses du risque et de la sécurité. Nul doute que ces représentations parfois opposées favorisent des conflits sur la route ou en ville. Jean-Marc Antoine Bailet nous aide à percevoir ces différences, à mieux les comprendre et donc à mieux les maîtriser.

Les institutions de gestion de la sécurité routière sauront aussi tirer profit de la lecture de ce livre. Il traite en effet de manière explicite de questions qui sont au cœur de l'actualité : jusqu'à quel point faut-il punir ? Comment rééduquer les récidivistes ? Comment communiquer sur les risques ? Comment former efficacement les conducteurs ?

Les psychologues enfin, notamment ceux qui animent les stages pour le permis à points, y trouveront un outil de réflexion et un appui pour leur enseignement. Les références théoriques ne manquent pas : l'ouvrage de Jean-Marc Antoine Bailet propose une bibliographie riche, qui sera précieuse pour le lecteur désireux d'approfondir sa culture en matière de psychologie et de sécurité routière.

Pierre-Emmanuel BARJONET,
président ...
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