La première librairie coopérative de Bruxelles !
Commandez en ligne 24h/24, 7jours/7 !

Click and collect (commande en ligne et livraison gratuite en magasin)
Livraison à domicile à vélo via une coopérative locale dans toute la Région Bruxelles Capitale !

Chaussée d'Alsemberg, 374
1180 Uccle - BRUXELLES
contact@quartierlibre.coopTel.: +32 23 15 45 27

 

 

0, La Différence invisible

Mademoiselle Caroline

Delcourt

  • Conseillé par
    27 octobre 2022

    Marguerite a 27 ans, elle vit en couple et travaille pour une grande entreprise, a un boulot qu'elle n'aime pas, mais il faut bien vivre... Mais Marguerite est différente : elle ne supporte pas les bruits, la foule, les cris, ne se sent jamais aussi bien que chez elle devant un bon livre avec son chien et ses chats. Très ritualisée, elle part tous les jours à la même heure pour rejoindre le bureau, fait le même trajet. Incapable de mentir, elle est "cash" et si elle trouve un pull moche, elle dit qu'il est moche et tant pis pour la porteuse dudit pull.

    Fatiguée de ne jamais se sentir à sa place, de faire des efforts considérables pour tenter de faire bonne figure, un jour, elle fait des recherches et découvre l'autisme Asperger. Et si c'était cela ?

    Marguerite -alias Julie Dachez qui scénarise- est joliment dessinée par Mademoiselle Caroline, en noir et blanc au début, ce qui montre bien les répétitions de ses journées, sa relative transparence aux yeux de certains qui la trouvent folle, complètement barrée ou au mieux bizarre, étrange. Quelques touches de rouge dans les bavardages des collègues et de la couleur enfin, lorsqu'elle sait qu'elle est Asperger. Un soulagement de savoir qu'elle est juste différente, de pouvoir mettre un mot sur cette différence, que l'entourage comprenne, même si au vu des remarques, c'est loin d'être gagné.

    Cette bande dessinée est un très bon moyen de comprendre comment vivent les autistes, comment pour eux, l’interaction avec les autres est difficile et leur demande des efforts, comment le bruit leur est physiquement insupportable... C'est aussi un album qui parle de la tolérance et de l'acceptation des us et habitudes de tous ; ce n'est pas parce qu'untel ne vient pas aux soirées, qu'il n'a que peu de conversation qu'il n'est pas digne d'intérêt et qu'il n'a pas une vie remplie, il n'est pas forcément autiste, puisque l'autisme ne se limite pas à une certaine asociabilité -même importante.

    Julie Dachez a une chaîne Youtube sur laquelle elle parle de l'autisme mais pas seulement.